La chape sèche s’offre de nouveaux horizons

Dans la grande famille des chapes, la chape sèche reste trop souvent cantonnée à des tâches bien spécifiques. Pourtant, sa facilité de pose et l’absence d’eau dans sa mise en œuvre la rendent accessible à de nombreux métiers et de nombreux types de chantiers.

Chapes-info.fr | Publié le 15 février 2019 | Par Yann Butillon


 

La simplicité de pose est l’un des arguments de vente majeur de la chape sèche. [©Knauf]
La simplicité de pose est l’un des arguments de vente majeur de la chape sèche. [©Knauf]

Parler de chape, pour beaucoup, se résume généralement à couler une formulation mouillée. Mais le marché dispose d’une solution, permettant d’éviter d’avoir recours à l’eau : la chape sèche. Peu connue du grand public, elle permet de réaliser des travaux aisément, dans des temps courts, et avec des contraintes bien moins pesantes que les chapes plus classiques. « Nous utilisons la chape sèche plutôt en rénovation, sur des planchers bois, qui ne peuvent accueillir un autre type de chapes, ou pour les redresser, explique Emmanuel Bossard, gérant de l’entreprise familiale homonyme. La chape sèche est très simple à mettre en œuvre, et nous permet de passer à l’étape des revêtements de sol environ 12 à 24 h après sa pose. Elle apporte en plus un gain acoustique et thermique. » Des gains qui ont favorisé son développement, puisqu’apparue dans les années 1990, la chape sèche est devenue de plus en plus populaire depuis une dizaine d’années. Grâce au développement de systèmes constructifs issus des évolutions des réglementations thermiques et de l’apport de nouveaux matériaux.

Deux plaques, un isolant et des granulats

 

Classiquement, la chape sèche est composée de deux plaques de plâtres posées sur un isolant. [©Placo]
Classiquement, la chape sèche est composée de deux plaques de plâtres posées sur un isolant. [©Placo]

Une chape sèche est composée de deux plaques rigides (gypse, ciment, bois) préassemblées ou à poser, pour former un support, qui accueillera le futur revêtement de sol. Une épaisseur d’isolation en polystyrène, de fibres de bois ou de laine de roche y est généralement associée, afin d’apporter une isolation thermique et acoustique. Dans les cas de sols qui ne sont pas plans, le ragréage se fait avec des granulés incompressibles, en béton cellulaire, en roche volcanique, en billes d’argile expansée, en fibres de chanvre compressées ou encore en granulats de bois neutralisé. « Ce ne sont pas des systèmes compliqués à mettre en œuvre, explique Christelle Pousse, responsable marketing et développement produits et systèmes chez Placoplatre, qui a développé les solutions Placosol et RigidurSolSi le sol n’est pas parfaitement plan, le niveau doit être rattrapé par l’utilisation de granules d’égalisation, les billes d’argile expansée Placoforme. Ce qui permet de corriger les irrégularités. Ensuite, c’est un travail tout à fait réalisable par un paquiste. Il faut cependant faire attention de bien traiter les points singuliers. » La pose de chape sèche n’est pas soumise directement à un DTU, mais quelques aspects sont liés au DTU 51-3 “Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois”. La majorité des systèmes sont couverts par un Avis technique du CSTB.

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