Bostik : La chape, autrement


Chapes-info.fr | Publié le 5 mai 2019 | Par Yann Butillon


Didier Nycollin, chef de marché chape Technis de Bostik. [©Bostik]
Didier Nycollin, chef de marché chape Technis de Bostik. [©Bostik]

 

 

 

 

 

 

 

 

La gamme de solutions de Bostik se démarque sur le marché de la chape, pouvez-vous nous la résumer ?

Nous sommes encore un acteur jeune sur le marché, puisque nous commercialisons des chapes depuis 2011, en France. Aujourd’hui, nous avons une gamme chapes, notamment deux produits, qui ont tout de suite su se distinguer : la chape fluide C20F4 Technis R à liants spéciaux et lachape fluide C16F3 Technis First à liants spéciaux également. Nous avons aussi des chapes minces P4 et P4S, et la Technis M une chape traditionnelle P4S à séchage rapide. Bostik est le leader du marché des colles sols souples et de la préparation des sols(ragréages), il était donc dans notre ADN de proposer la meilleure solution possible sur ce qui était pour nous un nouveau marché. Nous sommes aujourd’hui le seul industriel à proposer des chapes fluides base cimentaire sans ponçage, sans produit de cure, avec un séchage rapide. De plus, elles proposent des plans de coulage important sans joints (500 m²). Elles peuvent venir challenger les chapes anhydrite, notamment grâce à leur classement P4.

Votre volonté était de rentrer sur le marché par le haut de gamme ?

La signature Bostik est de proposer des produits premium. [©Bostik]
La signature Bostik est de proposer des produits premium. [©Bostik]

Notre signature, sur l’ensemble des marchés de Bostik, est de proposer des produits premium. Il n’était pas question de déroger à cette règle d’or. D’un point de vue personnel, j’ai passé de nombreuses années chez d’autres industriels et près de dix ans comme applicateur, je savais donc parfaitement ce qu’il fallait viser pour apporter une solution novatrice et qui répondait parfaitement aux besoins des clients. Personne ne proposait ce type de liants spéciaux, avec cette possibilité d’éliminer la cure, le ponçage et d’obtenir d’excellents temps de séchage, le tout avec un produit unique. Nous sommes structurés autour des équipes commerciale et laborantine,ce qui nous permet de proposer quelque chose de différenciant et de novateur.

Cette signature vous permet d’afficher aujourd’hui une belle croissance…

Nous avons effectivement une croissance très forte, mais nous restons un challenger sur le marché de la chape. Notre objectif n’est pas de rentrer dans une compétition sur des questions de volume. Nous choisissons patiemment les personnes avec qui nous nous engageons et nous leur garantissons à la fois un accompagnement technique, et surtout de la place sur le long terme pour se développer. Autrement dit, nous n’ajoutons pas de concurrence géographique entre nos partenaires avec un maillage dense. Lorsque quelqu’un s’engage avec moi, je lui garantis qu’il n’aura pas de concurrent direct. Ce qui lui permet en retour d’être proche de ses propres clients. Aujourd’hui, 90 % de nos clients sont des indépendants. Le seul groupe auquel nous sommes affiliés était libre au moment de notre arrivée sur le marché.

C’est un discours rare que de se “limiter” dans son développement géographique, pour un industriel.

Dans les pays nordiques, pour répondre aux conditions météorologiques, la meilleure solution d’approvisionnement passe par la centrale mobile de malaxage. [©Bostik]
Dans les pays nordiques, pour répondre aux conditions météorologiques, la meilleure solution d’approvisionnement passe par la centrale mobile de malaxage. [©Bostik]

C’est peut-être lié à mon passé dans cette industrie. J’ai eu la chance de côtoyer des professionnels de la chape fluide, qui ont partagé et partagent encore cet état d’esprit.

De véritables précurseurs de ce marché comme Didier Aznar, Michel Daspect, Henri De Nadaï et surtout, René Parchet de ma Haute-Savoie natale, qui a été un précurseur chez les applicateurs au début des années 1990.
Sans ces personnes et quelque autre, le marché des chapes fluides ne serait pas celui qu’il est aujourd’hui.
Nous misons sur la qualité de service, ce qui va de pair avec la signature “premium” de nos produits. Nous choisissons de travailler avec les gens, qui adhèrent à notre conception de ce commerce. Nous cherchons à nous développer, mais cela ne se fera pas en contradiction avec nos valeurs et notre image. Nous avons une véritable exigence sur la qualité de nos chapes, et cela doit se ressentir à tous les niveaux : notre produit, notre client et les applicateurs agréés.

La France est pilote sur les solutions Ready-mix (BPE). Cependant, nous adaptons nos technologies en fonction du besoin et des critères de chaque pays. C’est encore une fois lié à notre volonté d’apporter une solution haut de gamme. Dans les pays nordiques, nous proposons des solutions de types Dry-mix pour répondre aux exigences du mode constructif et apporter la meilleure solution d’approvisionnement liée aux conditions météorologiques locales.

Si ce n’est pas par centrale mobile de malaxage, par quoi passera le futur de Bostik ?

La règle chez Bostik est d’apporter des nouveautés tous les 18 à 24 mois, comme la chape Technis First, lancée fin 2018. [©Bostik]
La règle chez Bostik est d’apporter des nouveautés tous les 18 à 24 mois, comme la chape Technis First, lancée fin 2018. [©Bostik]

Par des nouveaux produits ! Nous avons pour règle d’apporter des nouveautés tous les 18 à 24 mois. Nous allons donc proposer une nouvelle solution dans un court terme. Là encore c’est une question d’ADN de l’entreprise. Nous sommes à l’écoute du marché, nous réagissons aux évolutions réglementaires. Nous cherchons toujours à nous renouveler. Nous allons donc apporter de nouveaux produits à nos clients. Dans l’industrie, il ne faut jamais être figé, tout doit évoluer en permanence, que ce soit la gamme, l’équipement industriel ou l’équipe, qui doit toujours se renforcer.

Propos recueillis par Yann Butillon