Les chapes fluides : tout un univers

En une quinzaine d’années, les chapes fluides se sont implantées sur le marché français. Il en existe, aujourd’hui, neuf types... répartis entre trois grandes familles : ciment, sulfate de calcium et liants spéciaux, sans compter les chapes légères, proposées désormais en solutions fluides. Tour d’horizon des tendances actuelles...

Chapes-info.fr | Publié le 23 novembre 2017 | Par Aurélie Cheyssial


> L’arrivée des solutions légères

Dans les chapes légères fluides, une partie des granulats est remplacée par des billes de polystyrène adjuvantées. [©Edilteco]
Dans les chapes légères fluides, une partie des granulats est remplacée par des billes de polystyrène adjuvantées. [©Edilteco]


Les atouts des chapes fluides et leur potentiel de développement n’ont pas échappé aux autres industriels du secteur. L’avancée la plus notable est certainement l’arrivée sur le marché de solutions légères. Il s’agit de chapes fluides ciment, dont une partie des granulats est remplacée par des granulats légers. En l’occurrence des billes de polystyrène enrobées d’un adjuvant spécifiquement élaboré. Plébiscitées par les applicateurs, ces chapes fluides légères ont connu, en peu de temps, une très forte croissance sur le marché de la rénovation où les solutions légères d’application traditionnelle sont de mise. Deux produits viennent d’ailleurs d’obtenir un Atec : la Chape allégée Politerm 900 et 1200 d’Edilteco France, et la Chape allégée Bétostyrène 1000 chez TBA. Une chape de ravoirage fluide a également fait son apparition chez Cobil (filiale de Collet).
Avec trois familles principales, huit sous-familles et l’arrivée des chapes allégées, ayant chacune leurs spécificités, les risques de désordres augmentent. Il faut ainsi faire attention à l’emploi d’une chape, qui devra être adaptée à sa destination, mais aussi veiller à informer le carreleur de la nature du support, afin qu’il emploie une colle adaptée.

La chape fluide fait son entrée dans les locaux P4S de type grandes surfaces et supermarchés. [©Lafarge France]

Vers une certification ?
Au-delà, il faut penser à la rénovation. D’où un travail de l’UNECB-FFB (Union nationale des entreprises céramistes du bâtiment – Fédération française du bâtiment), en partenariat avec le CSTB, sur la traçabilité des chapes. L’idée retenue aujourd’hui, et qui devrait voir le jour en 2018, est d’installer directement dans la chape une puce RFID, contenant l’ensemble des informations relatives au produit.
De nos jours, avec deux CPT rédigés, la chape fluide est en passe de devenir une pratique courante, qui pourrait donner lieu à la rédaction d’un DTU. Mais les chapes fluides sont des produits exigeants et les industriels s’accordent sur le fait que leur mise en œuvre et leur fabrication doivent être réservées à des professionnels agréés. Du côté de l’UNECB-FFB, on pointe du doigt la nécessité d’un meilleur encadrement de ces chapes. L’objectif serait ainsi de passer de l’Atec/DTA à la certification, afin d’avoir des contrôles plus stricts et un réel suivi des étapes de fabrication, de la chape de l’applicateur à l’industriel, en passant par la centrale. Et ainsi qu’à la tenue de listes d’applicateurs régulièrement mises à jour. Un beau chantier en perspective, à la condition que tous les acteurs aient envie de s’asseoir autour de la même table…

 

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