Chapes, la légèreté est un atout de poids

Fluide ou traditionnelle, une chape classique de 5 cm avoisine les 100 kg/m2. Chapes, ravoirages ou chapes sèches, les solutions légères permettent de s’affranchir d’un renforcement des structures coûteux.

Chapes-info.fr | Publié le 20 juin 2017 | Par Aurélie Cheyssial


 

L’additif Sika Bétomouss, introduit directement dans le mortier, permet d’incorporer de l’air dans le mortier. Fluide, pompable et environ deux fois plus léger qu’un ravoirage classique, la solution obtenue nécessite un ragréage avant recouvrement. [©Sika]
L’additif Sika Bétomouss, introduit directement dans le mortier, permet d’incorporer de l’air dans le mortier. Fluide, pompable et environ deux fois plus léger qu’un ravoirage classique, la solution obtenue nécessite un ragréage avant recouvrement. [©Sika]

> Atouts environnementaux
Les granulats biosourcés, comme le bois ou le chanvre, sont souvent choisis pour leur aspect environnemental. «  Chaque mètre cube de béton de bois fixe 350 kg de CO2 », souligne Daniel Gaillard, président d’Agresta, qui produit des granulats stabilisés de bois, destinés à la réalisation de bétons allégés. Du côté des fabricants de chapes allégées, à base de billes de polystyrène, on met aussi en avant certains atouts environnementaux. « Le polystyrène est une matière première issue du pétrole. De plus, avec une expansion qui se fait à la vapeur d’eau, il est peu énergivore au moment de sa fabrication », précise Franck Pied, responsable marketing/communication et technique chez Edilteco France. Quant à Gérard Lafon, directeur de Technique des bétons allégés (TBA-Bétostyrène), il insiste sur le fait que « les billes de polystyrène sont issues du recyclage et regranulées à froid ».

Très rapides à mettre en œuvre, certaines chapes fluides légères à base de billes de polystyrène bénéficient d’un Avis technique du CSTB. [©TBA]
Très rapides à mettre en œuvre, certaines chapes fluides légères à base de billes de polystyrène bénéficient d’un Avis technique du CSTB. [©TBA]

Quid des performances thermiques ?
Au niveau des performances thermiques, qu’en est-il ? « Plus la densité d’un produit est faible, plus son pouvoir d’isolation thermique est fort », explique Daniel Gaillard. C’est le polystyrène, qui se place en tête en termes de performances thermiques. Il ne faut cependant pas confondre chapes et ravoirages, car les seconds, s’ils sont plus légers, moins denses, et donc plus performants thermiquement, offrent aussi moins de résistance à la compression. Ils ne sauraient donc recevoir un revêtement de sol. Pour bénéficier de l’appellation “chape”, il faut que les produits soient conformes à la norme EN 13813, qui impose notamment une résistance à la compression de minimum 5 MPa. Il est communément admis qu’en dessous de 900 kg/m3, on ne parle plus de “chape”, mais de ravoirage.
Avec des lambdas compris entre 0,15 W/m.K et 0,20 W/m.K, les chapes légères n’offrent donc qu’une faible contribution à la performance thermique d’un plancher, contrairement aux ravoirages plus épais et pouvant offrir une conductivité thermique (λ) de 0,067 W/m.K. Concernant l’isolation phonique, les fabricants ne donnent que des estimations, car ces dernières varient souvent suivant la configuration de la construction. >

 

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