Décrochage du logement neuf en 2018

Pour la LCA-FFB, l’année 2018 dans le secteur de la maison individuelle en diffus et en collectif a pris une mauvaise tangente. L’organisme évoque ses incertitudes pour 2019-2020.

Chapes-info.fr | Publié le 1 mars 2019 | Par La Rédaction


Patrick Vandromme, président de LCA-FFB, Dominique Duperret, délégué général de LCA-FFB, et Christophe Boucaux, délégué général adjoint de LCA-FFB nous parlent du logement neuf [©LCA-FFB]
Patrick Vandromme, président de LCA-FFB, Dominique Duperret, délégué général de LCA-FFB, et Christophe Boucaux, délégué général adjoint de LCA-FFB. [©LCA-FFB]
Pour la LCA-FFB, l’année 2018 a pris une mauvaise tangente. Dans le secteur de la maison individuelle en diffus, la LCA-FFB met en exergue le climat dans lequel l’année 2018 s’est déroulée. En effet, la remise en cause brutale des aides aux logements fin 2017, « en particulier le PTZ et les APL accession », mais aussi le fléchissement du moral des ménages n’ont pas épargné le marché. Ainsi, l’année dernière, les ventes brutes de maisons individuelles en secteur diffus ont chuté de 11,3 %, descendant sous la barre des 120 000 unités (119 700), soit 15 000 ventes de moins que l’année précédente. La LCA-FFB enregistre donc 13 mois consécutifs de recul des ventes, « dont 8 mois de chute supérieure à 15 % ». Selon les retours de l’organisation, « aucune région ne résiste à la dégradation des soutiens publics à l’accession, alors qu’en 2017, la moitié des territoires affichaient encore des taux positifs ». Le marché de l’individuel groupé suit une pente similaire, voire vertigineuse. En 2018, les ventes ont diminué de 12,9 % et notamment de – 21,4 % au 3e trimestre. Le collectif n’est pas en reste : « des ventes quasi-stables en 2018, mais qui marquent un recul de 7,8 % au 3e trimestre… »

Le marché du logement neuf dans l’incertitude

Les prévisions pour 2019 restent incertaines. En individuel diffus, la LCA-FFB table sur une relative stabilité, entre – 3 % et + 3 %. « En individuel groupé et en logement collectif, aucun élément ne permet d’envisager une inversion de la tendance baissière constatée en 2018. » La profession émet aussi des inquiétudes pour 2020. « C’est l’année de tous les dangers. » La LCA-FFB estime que si la suppression du PTZ en B2 et C est confirmée, cela entraînerait une baisse de 100 000 ventes. Et craint une récession durable des différents segments du marché du logement, « qui constitue une menace considérable sur l’activité et l’emploi pour l’ensemble des acteurs de la filière ».

Face à ces différents constats, l’organisme plaide pour une confirmation rapide de la pérennisation du PTZ en zones B2 et C au-delà de fin 2019. Elle demande aussi le rétablissement de l’APL Accession et de la mise en œuvre d’une politique foncière adaptée aux enjeux des territoires.