Les chapes fluides en questions #2


Chapes-info.fr | Publié le 13 mai 2019 | Par La Rédaction


A – Comment mesure-t-on l’humidité résiduelle d’une chape fluide et quelles sont les valeurs à obtenir ?

De par sa fiabilité, la meilleure méthode de mesure de l’humidité résiduelle est sans conteste la méthode de la bombe à carbure. Cette méthode est valable pour les chapes fluides à base de sulfate de calcium et pour les chapes fluides à base de ciment.
Son principe est décrit dans l’annexe 1 du CPT 3578_V3 et du CPT 3774_V3.

Deux prélèvements sont nécessaires par local de surface inférieure à 100 m2, puis un par tranche de 100 msupplémentaires.
En cas de plancher chauffant, le chapiste doit mettre en place des repères dans des zones dépourvues d’éléments chauffants. Et ce, afin d’éviter la dégradation de ces éléments lors du percement.
Pour rappel, le chapiste n’est pas obligé de procéder à cette mesure. Si la demande lui est faite, il intervient au titre de prestataire de service (Voir Question C de la précédente FAQ ).
Concernant les valeurs limites du taux d’humidité résiduelle (THR), cela dépend de la nature de la chape fluide et du revêtement sus-jacent.

Coffret bombe à carbure Trotec, permettant de mesurer le taux d'humidité résiduelle des chapes et autres revêtements. [©Trotec]
Coffret bombe à carbure Trotec, permettant de mesurer le taux d’humidité résiduelle des chapes et autres revêtements. [©Trotec]

1 – Chape fluide à base de sulfate de calcium
En local E1 (classement UPEC des locaux – e-cahier 3782_V2 du CSTB) – par exemple pièce d’habitation, salon, salle à manger -, le THR maximal est de 0,5 % pour tous les revêtements, à l’exception du carrelage et des revêtements textiles perméables où le THR admissible est porté à 1 %.
En local E2 – par exemple, pièce humide de logement comme cuisine, sanitaires -, le THR maximal est de 0,5 %, quel que soit le revêtement.

Empiriquement, on considère que pour atteindre le taux nécessaire, il faut compter une semaine par centimètre d’épaisseur de chape. Si l’épaisseur de la chape est de 5 cm, il est inutile de réaliser une mesure à la bombe à carbure 3 semaines après le coulage.

L’aération du local conditionne le séchage de la chape : cette opération est nécessaire au plus tôt 24 h après le coulage. Sauf à pouvoir procéder à une aération du local, l’utilisation d’un déshumidificateur doit être envisagée dès 4 j après le coulage de la chape.

Par ailleurs, l’évacuation de l’humidité est accélérée, par la mise en service du chauffage du local et en évitant le stockage sur la chape d’éléments, pouvant bloquer l’humidité.

 Attention : certains modes constructifs actuels, comme par exemple les constructions BBC, ralentissent fortement l’évacuation de l’humidité et de fait impactent les délais d’exécution.

2 – Chape fluide à base de ciment

Le taux d’humidité résiduelle au moment de la pose du revêtement de sol doit être conforme à celui demandé par les textes de mise en œuvre concernés (DTU, CPT, ATec, DTA). Exemples :
• Carrelage collé (NF DTU 52.2) : pas de taux exigé, le support ne doit pas ressuer l’humidité ;
• PVC collé (NF DTU 53.2) : 4,5 % ;
• Résine coulée : 4,5 % ;
• Textile (DTU 53.1) : 5 % ;
• Linoléum (CPT 3703) : 4,5 % ;
• Stratifié (CPT 3462) : 4,5 % ;
• […]

Les conditions d’aération et de séchage sont identiques à celles décrites ci-dessus.

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