Tradi-Chape : Chape fluide et traditionnelle même sous contraintes

Entre chape fluide et chape traditionnelle, Tradi-Chape n’a pas fait son choix. Savoir-faire, connaissance des produits du marché et équipement lui permettent de se positionner même en cas de fortes contraintes en région Rhône-Alpes.

Chapes-info.fr | Publié le 20 juin 2018 | Par Aurélie Cheyssial


 

Francis Bert est le conducteur de travaux chez Tradi-Chape. [©Tradi-Chape]
Francis Bert est le conducteur de travaux chez Tradi-Chape. [©Tradi-Chape]

A l’origine, il y avait Tradisol, une entreprise de carrelage basée à Brignais, dans la région lyonnaise. En 2008, l’entreprise scinde ses différentes activités. Tradisol se spécialise dans le dallage industriel, Tradi-Carrelage dans la pose de carrelage et Tradi-Chape dans la mise en œuvre de chapes. Cette dernière entité est conduite depuis 2013 par Francis Bert, conducteur de travaux. Chapes traditionnelles, chapes fluides et ragréages techniques, Tradi-Chape maîtrise l’ensemble des techniques liées à la chape.

 

Mise en œuvre de 800 m2 de chape ciment pour un concessionnaire automobile à Meyzieu (69). [©Tradi-chape]
Mise en œuvre de 800 m2 de chape ciment pour un concessionnaire automobile à Meyzieu (69). [©Tradi-chape]

Rester flexible pour Tradi-Chape

 

Capable de répondre à des commandes allant de 10 à 15 000 m2, l’entreprise reste une petite structure, puisqu’elle ne comprend, hormis le gérant du groupe Christophe Combarmond et Francis Bert, le conducteur de travaux que 2 salariés à temps plein. Le premier est en charge des chantiers de chape traditionnelle, tandis que le second ne fait que de la chape fluide. Auto-entrepreneurs, intérimaires, sous-traitance, prêts de main-d’œuvre à l’intérieur du groupe viennent ensuite compléter les équipes en fonction des commandes. « Aujourd’hui, avoir une grosse structure, c’est presque un handicap. La commande est tellement variable que nous pouvons passer de 10 à 3 personnes d’une semaine sur l’autre », justifie Francis Bert.
La chape fluide et les ragréages techniques représentent près des 3/4 du chiffre d’affaires de l’entreprise. La consommation moyenne en chape fluide est de l’ordre de 260 m3/mois, avec 55 % de chape fluide ciment, 50 % de chape fluide anhydrite et 5 % de chape allégée Bétostyrene. Tradi-Chape se fournit auprès de LafargeHolcim, mais aussi de Réseau Chape, une centrale spécialisée dans la chape, qui procure les chapes fluides ciment Cemexa et les chapes anhydrite Remondis.

Des machines pour répondre à toute demande

Quelque 250 m2 d’un ragréage technique en 2 cm d’épaisseur ont été coulés pour corriger une réservation de sol sur un chantier de grande surface. [©Tradi-chape]
Quelque 250 m2 d’un ragréage technique en 2 cm d’épaisseur ont été coulés pour corriger une réservation de sol sur un chantier de grande surface. [©Tradi-chape]

Les ragréages techniques tiennent aussi une grande place dans l’activité de l’entreprise. « Pour les chantiers courants, nous sommes équipés de la machine à projeter Spritz 28 R de Bunker. Lorsque les surfaces sont trop importantes pour l’utilisation de sacs, ou lorsque nous devons répondre à de fortes contraintes techniques, ou de temps, nous faisons appel au Weber Truck, une centrale mobile, permettant la fabrication sur chantier des mortiers Weber. »

Tradi-Chape dispose aussi de 2 pompes à chapes fluides, laSP11 de

Quelque 250 m2 d’un ragréage technique en 2 cm d’épaisseur ont été coulés pour corriger une réservation de sol sur un chantier de grande surface. [©Tradi-chape]
Quelque 250 m2 d’un ragréage technique en 2 cm d’épaisseur ont été coulés pour corriger une réservation de sol sur un chantier de grande surface. [©Tradi-chape]

Putzmeister et la CLB18 de Bunker. Côté chape traditionnelle, l’entreprise dispose d’un malaxeur-transporteur de chape traditionnelle Mixokret M740 de Putzmeister et vient d’investir dans une tireuse à chape Lom 106 de Technomac pour faire face à un chantier d’envergure : la mise en œuvre de 10 000 m2de chapes dans un parking aux Arcs (73). « Nous devons tenir des rendements de 300 m2/j, ce qui n’est pas envisageable manuellement. C’est un gros investissement, mais qui atténue fortement la pénibilité sur chantier et qui est vite rentabilisé sur de très gros chantiers », confie Francis Bert. Aujourd’hui, forte de ce nouvel équipement, l’entreprise envisage, en fonction de la commande, de monter une 2équipe de chape traditionnelle.

 

 

Aurélie Cheyssial