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Chapes Info > Portraits > Industriel > Couler une chape tout seul, la promesse de l’Octopus de Loop’Hole

Couler une chape tout seul, la promesse de l’Octopus de Loop’Hole

Christopher Bodin et Nicolas Grimaud, co-fondateurs de Loop’Hole, ont développé l'Octopus, un concept qui permet à un seul chapiste de réaliser l'ensemble des tâches d'un coulage de chapes fluides. Une solution qui pourrait changer en profondeur le marché des chapes. 

par  Yann Butillon
25 septembre 2025
dans Portraits, Industriel
Christopher Bodin et Nicolas Grimaud lancent Loop'Hole, une solution mécanique pour la mise en oeuvre des chapes fluides. [©Loop'Hole]

Christopher Bodin et Nicolas Grimaud lancent Loop'Hole, une solution mécanique pour la mise en oeuvre des chapes fluides. [©Loop'Hole]

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Pouvez-vous nous présenter votre concept ? 

Nicolas Grimaud : L’Octopus, c’est son nom, est un module de pompage autonome intégré directement à l’intérieur d’un fourgon classique. Ce qui évite toute la partie manutention d’une remorque pour les approches chantier. Les éléments principaux sont conservés comme le moteur thermique, le dispositif de pompage, la trémie… Cette dernière est positionnée au niveau des portes arrière du camion et placée sur des coulisseaux, pour que l’on puisse la remplir depuis une toupie. Le cœur du concept est le tuyau motorisé. Ce qui permet à un seul opérateur de gérer un coulage en entier.

Quel moteur a été choisi pour entraîner votre Octopus ? 

N. G. : Il s’agit d’une motorisation Yanmar, qui est en Euro 5… 

Vous venez de le souligner, le cœur du concept est l’enrouleur mécanique qui pourrait changer la manière dont les chapes fluides sont mises en œuvre. Pouvez-vous nous détailler ce système ? 

Christopher Bodin : Nous sommes vraiment partis des retours du terrain. Quand j’ai racheté la société Technichape Grand Ouest, je me suis rendu compte qu’il fallait deux à trois personnes pour couler une chape. Si l’on résume, il y a le sachant qui coule la chape fluide. Et puis derrière, il y a deux apprentis ou deux manœuvres, qui passent leur temps à courir après les tuyaux et à exécuter des tâches ingrates. Ce qui explique certainement la difficulté du métier à recruter. Je suis parti de ce constat et j’ai cherché une solution, parce que, pour moi, en tant qu’entrepreneur, cette manière de faire n’était pas possible. J’ai donc développé un enrouleur, dont l’objectif était de pouvoir couler seul, sans avoir à forcer. 

C’est la révolution que vous comptez apporter au secteur ?

N. G. : Oui ! Un tuyau vide de 20 m pèse 45 kg.  Dans l’hypothèse où notre co-équipier se cantonne au tuyau, il le sort du camion, le déroule, le tire… 4 à 5 manipulations par chantier. Notre machine permet de supprimer l’essentiel de cette contrainte.

Il s’agit donc d’un vécu d’entrepreneur ? 

C. B. : Notre rôle d’entrepreneurs est de veiller à ce que nos gars arrivent à la retraite en bonne santé et non cassés en quatre. Sinon, il ne faut pas s’étonner de la difficulté pour trouver des personnes dans nos métiers. Il se trouve que les gars ne restent pas non plus, car ils ne font que le “sale boulot”. On ne peut même pas dire que ces co-équipiers apprennent un métier, ils n’ont pas le temps de faire autre chose… En fait, la transmission de savoir est inexistante, parce que tout le monde court.

En revanche, avec Octopus, nous avons fait l’expérience de mettre avec un sachant, un gars qui ne connaissait pas la chape. Normalement, selon la profession, il faut dix ans pour faire un chapiste. Trois mois plus tard, notre co-équipier cobaye coulait tout seul sa chape ! 

Quels sont les éléments que vous apportez pour aider les chapistes dans leur quotidien ?

C. B. : En fait, l’Octopus permet de supprimer une très grosse partie des tâches sans valeur ajoutée. Sur la machine, l’enrouleur en question est évidemment hydraulique et radio-commandé. Cela veut dire que l’opérateur qui est au bout du tuyau qui coule la chape est donc désormais seul. Et quand il a envie de reculer, il n’attend pas que son co-équipier tire sur un tuyau. Il appuie sur le bouton et le tuyau s’enroule . Ce que l’on apporte une grosse réduction de pénibilité.

La première version de la machine existe depuis 2 ans maintenant. Elle fonctionne au quotidien avec un opérateur seul. Qui, à la fin de sa semaine de travail et de ses propres mots, déclare être moins fatigué, bien qu’ayant coulé tout seul. 

Vous avez testé l’Octopus dans votre propre entreprise. Comment cette machine a-t-elle été perçue ?

C. B. : Le plus rigolo est que nous sommes sur des métiers hyper conservateurs. La phrase que nous entendons souvent reste : “Nous avons toujours fait comme ça”. Il faut le souligner – et pardon de le dire comme ça – mais, quand j’ai débarqué avec la première version de ma machine, les gars se sont bien fichus de moi… Aujourd’hui, quand je me rends sur les chantiers, tout le monde se compare avec le prototype. En disant : “forcément, c’est plus facile si nous avions la machine, nous serions aussi rapides”. Avec ces réponses, je me dis que l’on a avancé. Autre point positif, que je n’avais pas identifié avant, il y a une baisse du stress et moins besoin de courir.

L’idée de supprimer la remorque va dans ce sens ? 

N. G. : Reculer une remorque est toujours compliqué. Parce qu’elle est moins large que la voiture, on ne la voit pas. Tôt le matin, il fait noir. En plus, les voies d’accès aux chantiers ne sont pas carrossées. Souvent, les équipes désattellent la pompe et la poussent, comme ils peuvent. Avec des postures rarement ergonomiques. D’où notre idée de placer la machine dans un camion. L’équipier arrive, il ouvre les portes, tire la trémie et c’est prêt. C’est le jour et la nuit. D’autant qu’il n’y a plus de problème de connexion des tuyaux. Avec les soucis que l’on connaît de compatibilité et d’usure.

L’idée de réaliser un coulage seul implique l’utilisation d’autres fonctions que vous avez aussi développées ?

N. G. : Il y a un double système pour laver la machine de manière automatique : le prélavage puis  le lavage. Pour le prélavage, nous avons un réservoir de 300l qui vient déverser une grosse quantité d’eau en quelques secondes provoquant un effet de chasse d’eau. Ensuite, il y a une buse rotative à haute  pression, activée par un bouton, et qui réalise son cycle, en temps masqué, pendant que le chapiste bât sa chape. Là encore, cela évite à un tâcheron de passer le nettoyeur haute pression pendant que la valeur ajoutée est dans la finition de la chape. Il n’y a plus de stress entre le besoin de battre la chape et celui de ne pas voir les résidus faire prise dans les tuyaux. 

Loop’Hole veut révolutionner la mise en œuvre des chapes   

Ainsi, les tuyaux sont 30 % moins lourds. A la base, mon métier, ce sont les camions d’assainissement, où les flexibles sont au cœur de la rentabilité. Nous sommes à la recherche du tuyau le plus résistant et le plus performant, avec le moins de poids possible. Plus le tuyau est léger et mieux on arrivera à le curer. C’est de la déformation professionnelle, mais j’ai tout de suite vu qu’il y avait quelque chose à faire sur les tuyaux…

Il y a encore d’autres technologies de qualité de vie…

C. B. : Pour éviter d’avoir à promener des bidons d’essence, nous avons choisi d’équiper notre Octopus d’un réservoir de 80 l. L’autonomie est ainsi équivalente à celle du véhicule. Les pleins se font simplement et en même temps, à la pompe à essence. Nous avons aussi installé une génératrice  220V pour brancher la ponceuse. 

Enfin, nous avons associé  de nouvelles piges à notre concept. Il suffit de venir les coller, sur le polyane ou les plaques polyuréthanes. Elles restent dans la chape après le coulage. leur embase est assez basse et profilée pour ne pas poser de problème de rupture dans la chape. Elles ont une forme spécifique qui permet, grâce au bon outil, de mettre la laser à hauteur d’homme, pour conserver les bons gestes et postures. 

Sous quel horizon va se faire la commercialisation de votre machine ? 

N. G. : la machine est déjà disponible en démonstration et les premières livraisons pourront se faire et en fin d’année Les accessoires vont également  être disponibles d’ici la fin de l’année. Notre site internet (Loop’Hole-solutions.com) va être opérationnel dans les jours à venir.

dans un avenir proche, à nous deux, nous n’arriverons pas à courir la France pour se rendre auprès des clients, donc on va étendre le réseau de distribution, soit avec des partenaires, soit avec des commerciaux répartis. 

Naturellement, le coût à l’achat ou de location est plus onéreux qu’une pompe classique…

N. G. : Vous avez raison, l’Octopus coûte plus cher qu’une pompe à chape classique. Mais, il ne faut pas raisonner en coût d’acquisition, mais en coût de détention. En effet, payer trois salariés, ce n’est pas tout à fait la même chose que de n’en payer qu’un seul. Cela peut aussi donner l’occasion de mieux payer celui-ci pour continuer à amplifier son sentiment d’être valorisé à la hauteur de son travail. Chez Technichape, les équipes réalisent presque trois coulages par jour. Si l’on part sur deux coulages, ce qui est bien moins que ce qu’eux font dans la réalité, c’est à peine un an et demi de retour sur investissement. 

 

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Tags: Chape fluide

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