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Chapes Info > Portraits > Organisme > CQP, traçabilité, TVA… : La Capeb sur tous les fronts

CQP, traçabilité, TVA… : La Capeb sur tous les fronts

Président des métiers de la maçonnerie et carrelage au sein de la Capeb, Thierry Toffoli a pris le temps d’analyser l’actualité du marché des chapes et des chapistes.

par  Yann Butillon
26 février 2025
dans Organisme, Portraits
Thierry Toffoli est le président des métiers de la maçonnerie et carrelage au sein de la Capeb. [©Capeb]

Thierry Toffoli est le président des métiers de la maçonnerie et carrelage au sein de la Capeb. [©Capeb]

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iLe premier anniversaire du CQP de chef d’équipe chapiste constitue l’actualité du moment. Comment la Capeb analyse-t-elle cette création ?

Commençons par l’origine. Pourquoi un CQP ? Le départ était la volonté d’arriver à la fin des Avis techniques sur les chapes. En parallèle, nous avons travaillé sur l’établissement des Règles professionnelles, pour passer d’un process de CPT (Cahier de prescription technique) à un domaine dit “traditionnel”, les Règles professionnelles. Une démarche qui ouvre sur une assurabilité plus facile. Nous avons fait valider ces règles par la C2P et nous avons poussé, notamment nous la Capeb, pour inscrire dans les Règles professionnelles une formation nommée “CQP chef d’équipe chapiste”. Une formation spécifique pour rassurer les assureurs et les clients finaux, en particulier.

Nous étions conscients qu’il serait intéressant que les chapistes puissent être mieux formés. Et avoir un cadre commun de compétences. L’idée que nous, Capeb, avons défendue est que cette formation soit reconnue. C’est pourquoi nous sommes partis sur un CQP. Donc aujourd’hui, l’entreprise qui veut appliquer une chape fluide doit avoir dans son effectif une ou des personnes titulaires de ce CQP chef d’équipe chapiste. Ce qui nous permet d’avoir une reconnaissance de l’activité et, pour le titulaire, de monnayer sa formation.

Un an de CQP : Le bilan

J’ai pas mal d’échanges avec des personnes qui se sont formées. Elles sont plutôt satisfaites de se dire : “J’étais plutôt dans quelque chose d’un peu fermé. Alors qu’aujourd’hui, j’ai une vision beaucoup plus large. Et je suis mieux intégré dans le cadre général de la construction”.

C’est-à-dire ?

Les personnes qui se forment ont des connaissances en pratiques de coulage. Elles ont l’expérience de leur activité. Mais toutes ont des petites lacunes. Par exemple, certains chapistes, que j’ai observés dans le cadre des jurys du CQP, faisaient des fractionnements. Ils le faisaient d’une manière un peu mécanique, avec un savoir-faire empirique. Aujourd’hui, ils savent pourquoi il faut fractionner. Que c’est en fonction des caractéristiques des produits. Même chose sur les épaisseurs ou le classement des locaux. Le savoir est plus approfondi.

Quel est votre point de vue sur le déploiement de ces formations et de ce CQP ?

Dans l’ensemble, nous avançons bien. Mais le démarrage a été un peu long. Nous avons fait un appel d’offres et chaque organisme de formation a répondu l’un après l’autre. Cela a pris du temps, car il faut trouver et former les formateurs. En ce moment, nous avons des jurys toutes les semaines, sur tout le territoire. Cela est chronophage, mais prouve qu’il y a de nombreux candidats. Notre CQP est classé premier sur la liste des CQP du bâtiment et 3e sur l’ensemble des CQP. En fait, tout le monde s’est un peu réveillé tard, aussi bien les entreprises que les fabricants que les centrales.

Il y a déjà bien longtemps, lorsque nous avons commencé à parler d’arrêter les Avis techniques, à chaque réunion, la Capeb, à travers moi, déclarait que nous allions créer un module de formation spécifique géré par nous-mêmes. Et nous étions peu crus, voire pas du tout… Jusqu’au bout, certains ont pensé que nous n’y arriverions pas. Puis là, ils ont bien vu que tout était écrit et validé. Alors tout le monde commence à se dire qu’il est temps de rentrer dans les clous. Il y a eu un moment de flottement, mais désormais nous sommes dans une période de forte popularité de la formation !

Pour vous, la phase d’acceptation est passée, nous sommes donc entrés dans une phase d’accélération ?

J’ai bien l’impression que oui. Il y a un an, lorsque j’étais interpellé dans les réunions de la Capeb, des chapistes me disaient ne pas être au courant ou ne pas comprendre le pourquoi d’un CQP. Je pensais même me faire interpeller sur le fait que nous avions signé une réforme qui apportait une contrainte supplémentaire. Tel n’a pas été le cas. Et aujourd’hui, ce sont les Capeb locales qui cherchent à trouver des centres de formation locaux pour disposer d’une possibilité de passer le CQP dans leur département.

Et puis, il va y avoir, je pense, une deuxième vague de candidats. Parce que, pour l’instant, ce sont surtout ceux qui ne font que de l’activité de chape fluide, qui se forment. Mais par la suite, tous les carreleurs, qui font leur propre chape, pour eux-mêmes, vont aussi se former. Il y en a déjà quelques-uns qui ont passé le cap. Mais il y aura sans doute une deuxième vague.

En parallèle du CQP, la Capeb a poussé pour la mise en place de la traçabilité des travaux de chapes effectués…

En effet, nous sommes les premiers à avoir intégré la traçabilité aux Règles professionnelles. Et forcément, le sujet intéresse l’AQC. La traçabilité n’avance pas facilement, mais elle avance. Nous avons fait mettre en place un groupe de travail à l’AQC sur la traçabilité. Mais pour le moment à l’échelle globale. Désormais, il y a plusieurs représentants de filières qui travaillent, au sein de l’AQC sur ce sujet. Nous, nous représentons entre autres les chapes fluides.  Un animateur, par ailleurs expert judiciaire en traçabilité, travaille aussi sur un rapport. A partir de là, il faudra extraire quelque chose pour faire une traçabilité qui soit applicable à tout le monde.

La difficulté n’est pas de réaliser cette traçabilité. La question est celle du stockage des données, pour que chacun puisse aller chercher l’élément, dont il a besoin. Et quand il en a besoin. Cette approche permettrait de rendre disponibles les informations à tous les corps de métier sur un chantier. Et dans 15/20 ans, lors de rénovations, il sera possible d’adapter les produits, grâce à la connaissance du support. L’idée qui est ressortie est un Dossier des ouvrages exécutés à numériser. Mais la difficulté est que le document doit être rempli par les entreprises, sous son seul contrôle. L’idée serait de pouvoir ajouter les bons de livraison, les factures et quelques photos, avec une facilité de recherche. Peut-être via une adresse ou des coordonnées GPS.

De quoi permettre d’avoir la carte d’identité d’un bâti et que chacun puisse y piocher les informations nécessaires ?

Carte d’identité et carnet d’entretien…  Afin d’avoir toute l’histoire d’un bâti et toutes les interventions. D’autant plus que l’on cherche de plus en plus à conserver les bâtiments et ne pas à les démolir pour les reconstruire. Donc il faudrait bien qu’on arrive à mettre en place cette traçabilité. Mais je crois que cela fait 25 ans que je traîne dans les instances et cela fait 25 ans que la Capeb demande ce carnet d’entretien. Le problème, encore, est de pouvoir avoir une base centralisée que l’on puisse consulter facilement. Pour l’exemple, sur les grosses opérations, toutes les données existent, mais personne ne sait vraiment où est stocké l’ensemble des données. 

Pour vous, y a-t-il un objectif daté pour la mise en place de cette traçabilité, que ce soit pour les chapes ou à l’échelle générale de la construction ?

Non. D’abord, parce que, rarement, nous nous imposons des échéances. Parce que les contextes généraux font que nous avançons pour que les évolutions soient les plus réfléchies et les plus cadrées. Le CQP en est un bon exemple. Il ne faut pas, non plus, que ce soit quelque chose de trop compliqué ou qui risque de coûter à l’entreprise.

Changement de sujet, l’actualité pour les carreleurs comme pour les chapistes concerne les douches sans ressauts. Avez-vous avancé sur le sujet ?

Nous avons avancé et un document doit bientôt être publié. Lorsque nous sommes en présence d’un receveur manufacturé, il faut traiter le raccord entre le receveur et le reste du sol. Ce que l’on a écrit et acté, c’est que toute la salle d’eau doit être étanchée.

Techniquement, il s’agit d’une bande d’étanchéité qui vient se coller sous le receveur. Nous avons fait un certain nombre d’essais au CSTB. Avec différentes techniques, avec différents fabricants, qui avaient un certain nombre de procédés. Dans l’ensemble, nous sommes d’accord. Nous avons là, la responsabilité de rassurer l’assureur et le marché. En résumé, nous avançons encore un petit peu dans le flou sur cette obligation. Pour le chapiste, il n’y a pas grand-chose d’obligatoire pour l’instant. A part de réaliser une réservation ou de laisser le trou pour le receveur.

Autre sujet d’actualité, le gouvernement a fait passer la tant attendue Loi de finances 2025, pour laquelle la Capeb s’est battue et a obtenu gain de cause, sur plusieurs points. En particulier, la conservation des capacités de MaPrimeRenov’. Etait-ce primordial, pour vous, d’être entendu ?

Avec la loi Zéro artificialisation nette, le marché du neuf va continuer à se rétracter. En parallèle, les taux d’intérêt ont augmenté, donc les particuliers ont plus de mal à accéder au crédit et à la construction neuve. Nous représentons l’artisanat et notre cœur de cible reste la rénovation. Nous défendons le fait qu’il ne faut pas oublier la partie rénovation, dans les aides. Bien sûr qu’il faut faire quelque chose pour le neuf, mais sur la rénovation il faut faciliter un certain nombre de choses. Et il ne s’agit pas seulement des aides.

Notre grosse bataille reste la TVA à taux réduit. Pour nous, il faut la maintenir à a minima à 10 %, voire pratiquer le 5,5 %. Nous venons de réaliser une étude où nous démontrons qu’avec une TVA à 10 %, il y a plus de rentrées fiscales qu’avec une TVA à 20 % ! Puisqu’avec un taux à 20 %, il y a une volonté moindre de lancer des travaux de rénovation, donc moins de TVA à percevoir. Nous allons publier cette étude dans quelque temps. Nous avons en grande partie été entendus cette fois, mais il faut rester vigilant.

En termes économiques, quelle est la vision de la Capeb sur le marché ? Dans le neuf, comme dans la rénovation, la situation est tendue…

Oui, la situation est compliquée. Lorsque nous questionnons nos membres ? L’un répond “n’être pas bien”, l’autre déclare que “les choses sont moyennes”. Seul, un troisième se dit “très bien”. Il n’y a rien de linéaire, les retours sont disparates, et ce, quel que soit le département.

En fait, toute la difficulté est de se savoir quelle référence je prends. Est-ce que la norme, c’est la période d’avant ou d’après Covid ? Il y a eu une forte croissance post-Covid. Aujourd’hui, nous sommes sur un ralentissement. Mais est-ce un retour à la normale ou une vraie crise ?  Va-t-on devoir s’habituer à cette situation ? Tout le monde attend une reprise, mais quelle reprise ? S’il s’agit d’un petit point de croissance, peut-on le considérer comme une reprise ?

Nous faisons attention de ne pas dire “tout va bien” ou “tout ne va pas bien”. Evidemment, sur les carnets de commandes, nous constatons une baisse, mais ce n’est pas catastrophique. Notre politique est de dire que chez nous, il y a du boulot… Il y a plus de 40 M de logements, qu’il faudra tôt ou tard rénover. Et l s’échange entre 800 000 et 1 M de logements par an. Il y a donc, forcément, du travail pour tous.

D’un point de vue économique, les chapes constituent-elles un marché spécifique où l’on ressent moins la crise que sur les autres secteurs ?

Ah, pas du tout ! Ceux qui ne font que de la chape sentent un ralentissement. La chape fluide a bien pénétré le marché du neuf. Elle en subit donc les conséquences. Il s’agit d’un simple ralentissement, car le secteur est en expansion, en particulier face aux chapes traditionnelles. Mais il y a de plus en plus de chapistes. Donc, même si globalement, les volumes de ventes sont encore en progression, il y a une plus grande densité de professionnels, c’est-à-dire une plus grande tension sur les prix…

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Tags: ChapisteCQPTraçabilitéChape fluide

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