Si les carrières des entrepreneurs prennent parfois des détours surprenants, elles sont souvent le fruit d’une droite ligne réfléchie et logique. L’histoire de Cyril Da Silva et de Soltec s’inscrit dans cette catégorie. « Je suis issu de la formation du bâtiment, explique le fondateur de l’entreprise. J’ai obtenu un CAP de maçonnerie, puis suivi les enseignements des Compagnons du devoir pendant trois ans. J’ai été embauché comme maçon et j’ai évolué au sein de l’entreprise qui m’avait accueilli. De maçon, je suis passé chef de chantier, puis, grâce à une formation pour adultes, je suis devenu conducteur de travaux. »
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Ceci, avant que sa carrière ne bifurque vers les chapes fluides. « J’ai été recruté par une entreprise de maçonnerie et de chape fluide, qui m’a permis de découvrir ce métier et de développer cette activité en interne. Ensuite, j’ai vendu de la mousse polyuréthane projetée. Je suis retourné dans la chape fluide au sein d’une agence lyonnaise. Enfin, j’ai pris la direction d’une agence à Valentinoise, dans la Drôme. Après plusieurs années à diriger des agences, j’ai pris mon envol, avec, je crois, une bonne expérience du milieu. »
80 % de chapes fluides ciment
Son expérience a surtout permis à Cyril Da Silva d’envisager la création de sa propre entreprise. « J’ai fait la rencontre de William Sayou, de la holding 12Participation. Ensemble, nous avons créé Soltec en 2024. Aujourd’hui, je vais racheter ses parts pour voler de mes propres ailes. Cela se fera dans le courant du premier trimestre de cette année. »
Soltec a installé son dépôt à Chabreuil (26), en septembre 2024. « Au départ, mon associé m’a loué d’occasion une pompe à chape fluide SP11 de Putzmeister. Elle a bien travaillé, mais elle a fini par rendre l’âme. J’ai donc fait l’acquisition d’une nouvelle pompe Putzmeister, une SP20, cette fois-ci. » Ce qui permet à l’entreprise d’être titulaire de son propre matériel. A ce jour nous disposons d’une deuxième équipe. De quoi augmenter la présence sur le secteur Drôme-Ardèche, zone de chalandise de l’entreprise. « C’est un secteur assez dynamique, d’autant que nous couvrons toutes les typologies de chantiers. Et si besoin, nous suivons nos clients lorsqu’ils ont besoin de nous. Le choix de nos fournisseurs se fait en fonction de la meilleure solution technique, en adéquation avec la centrale la plus proche du chantier, pour des questions de logistique. Au final, nous ne coulons pas moins de 80 % de chape fluide avec des liants ciment. »
En parallèle, l’entreprise réalise l’isolation des sols avec des plaques en polyuréthane. Et malgré l’expérience de son fondateur en matière de mousse polyuréthane projetée, ce sont des partenaires qui s’occupent des éventuels chantiers de ce type. « La projection de mousse est un geste technique propre à un métier. Il me faudrait former une équipe dédiée pour s’en charger. Ce n’est pas mon ambition. Et tout se passe bien avec nos partenaires. »
Des équipes à développer
La relation va même plus loin. « Aujourd’hui, ce sont des apporteurs d’affaires pour nous. Et nous pour eux. » D’autant que l’entreprise doit travailler à son essor. « Nous avons bien développé notre activité la première année. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que nous stagnons un peu. Notre activité est un peu en dents de scie, à l’image de l’activité nationale. »
Aujourd’hui, l’entreprise est constituée de Cyril Da Silva, de son frère Emilien chargé d’affaires, de quatre techniciens et de leur conducteur de travaux. Dans l’année, une troisième équipe pourrait voir le jour. « Celle-ci reste à constituer. Ces recrutements pourront nous permettre de nous étendre au plan géographique. » Tout en assurant un développement technique. « En parallèle à notre activité principale, nous réalisons aussi des ragréages techniques et des résines bi-composants à base d’époxy ou de polyuréthane. Nous devenons ainsi des experts du rattrapage de niveaux. Là encore, cela doit aider à développer notre activité. » Et ainsi préparer le futur de l’entreprise. Un horizon tout tracé.


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