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Si les perspectives sont bonnes, malgré le climat économique du BTP, quelques nuages s’accumulent dans le paysage des mousses PU. Le premier, plutôt temporaire, est venu de Bruxelles. La réglementation Reach est venue arbitrer l’utilisation des diisocyanates, l’un des composants de base des mousses polyuréthane. Mais si certaines industriels chimistes vont devoir revoir leur copie, pour la projection de mousse, il suffira d’appliquer les règles qui ont déjà cours. Déjà conscients des risques liés à l’utilisation de leur matière, ils se protègent activement…
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« Les projeteurs de polyuréthane étaient déjà sensibilisés à l’utilisation de produits chimiques, tels que les diisocyanates, explique Nadège Ombé Njiamo. Ils devront tout de même effectuer la formation obligatoire conformément au règlement européen Reach en vigueur depuis août 2023. De façon générale, les projeteurs de polyuréthane utilisent des masques, soit à ventilation assistée, soit à adduction d’air et doivent régulièrement changer leurs cartouches. Bien entendu, ceci est complété par l’utilisation des demi-masques, combinaisons, gants et chaussures de sécurité pour éviter tout contact cutané. Initiée par l’Unecp-FFB en partenariat avec l’OPPBTP et l’APST, une étude sur l’exposition des projeteurs de polyuréthane aux diisiocyanates devrait aboutir prochainement sur de nouvelles recommandations de prévention/sécurité. »
Ceci, avant de pointer une autre évolution à prévoir. « La filière doit s’organiser pour le traitement des déchets, notamment lors de la phase de déconstruction, afin de respecter les critères pris en compte dans l’analyse du cycle de vie. »
Halte aux sinistres
Mais un plus gros nuage s’est formé du côté des sinistres. La cause n’est pas encore tranchée, mais de nombreux chantiers et projeteurs se sont retrouvés face à une mousse qui n’atteignait pas ses objectifs de tenue, portant le voile sur l’ensemble de la profession. « Notre métier a subi les mauvaises actions d’un fournisseur qui n’a pas livré les produits qu’il annonçait, ce qui a créé de trop nombreux sinistres. Nous ne devons pas revivre ça », accuse Yann Cheminal (Ovaltec).
Et Samuel Heckenroth (Isotrie), de poursuivre : « Les trop nombreux sinistres ont des répercussions pour l’ensemble de la profession. La mousse en a pris un coup. Toutefois, l’information est surtout restée dans notre milieu, les clients finaux en ont peu entendu parler. Et depuis, le CSTB a durci ses contrôles, afin d’assurer la qualité de chaque chantier. Par exemple, chacun de nos clients doit nous envoyer un échantillon par mois et par machine de leur mousse. Il faut une réflexion sur le contrôle du marché, afin de l’assainir. En parallèle, la stabilité dimensionnelle a été durcie, puisqu’elle doit désormais être de classe 3 ».
Reste que la certification QB23 est touchée, puisqu’elle n’a pu prévenir ce problème. Au point que certains producteurs se tournent vers d’autres formes de certification. Notament la certification européenne Keymark. « La qualité des produits et le respect des règles de mise en œuvre sont des indispensables pour garantir les performances de ces isolants fabriqués in situ et éviter les éventuels désordres, rappelle Nadège Ombé Njiamo. Quel que soit l’organisme, la certification de ces procédés doit être efficace, afin de limiter la sinistralité et de rester un gage de qualité ! La rigueur doit être de tous les instants. »

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![Olivier Patrizio est le président de l'Uncep-FFB. [©ACPresse]](https://chapes-info.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-Journee-Carreleurs-CHP-120x86.jpg)
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![La pratique de projeteurs de mousse polyuréthane a été étudiée. Ceci, pour évaluer les pratiques à risque et proposer des pistes d’amélioration. [©ACPresse]](https://chapes-info.fr/wp-content/uploads/2025/02/Rapport-Mousse-PU-Chapes-120x86.jpg)
![En complément du CQP, la traçabilité doit aussi se développer. [©AC Presse]](https://chapes-info.fr/wp-content/uploads/2025/01/3b-Dossier-CQP-120x86.jpg)
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